Message rétrospectif session décembre 2025 – Grand Conseil Fribourg
Les députés du groupe parlementaire UDC informent ci-après sur quelques dossiers traités lors de la session de décembre 2025.

Le Conseil d’État informe sur la situation budgétaire
Au début de la session, le Conseil d’État a présenté le lancement de la nouvelle année – pour la première fois sans nouveau budget. Cela fait suite à un référendum lancé par les partis de gauche, notamment le PS, contre le plan d’économies adopté par le Grand Conseil cet automne. Pour nous, l’UDC, cette situation n’est pas une surprise. Depuis des années, nous signalons la situation financière problématique et les dépenses excessives du canton, mais la majorité de centre-gauche du parlement nous a souvent pris à la légère. Nous nous retrouvons maintenant dans cette situation difficile mais solvable, qui devrait trouver un premier dénouement avec la votation populaire prévue fin avril.
Crédit d’études pour le bâtiment de l’École supérieure de commerce
Avec un crédit d’études de 5,3 millions, le Conseil d’État souhaite planifier la rénovation et l’extension de l’ancien technicum. La rénovation de ce bâtiment vieillissant était incontestée au parlement, mais la manière de procéder a été discutée. Comme souvent, le Conseil d’État ne se limite pas à la rénovation et prévoit également une extension. Cela a suscité une opposition. Avec notre soutien, le crédit a été renvoyé au Conseil d’État. Les raisons : l’extension est trop coûteuse par rapport aux bénéfices, la situation financière actuelle impose une gestion plus prudente des dépenses et il convient d’examiner la possibilité de confier le projet à une entreprise générale.
Séparation des activités de Groupe E
Une motion demandait la séparation des activités commerciales de Groupe E en activités étatiques et privées. Une telle séparation d’une société anonyme « privée » ne peut être inscrite dans la loi, nous avons donc rejeté la motion. Il est toutefois exact que les activités de Groupe E et de ses différentes filiales affectent indûment les acteurs privés du marché. Les premières mesures correctives ont été initiées par l’entreprise elle-même, et un audit doit également montrer des voies pour sortir de la situation actuelle.
Création d’une loi cantonale sur le logement
Une fois de plus, la gauche a tenté de mettre le marché locatif sous contrôle de l’État. Cette idée des JUSO, issue de la boîte à idées communiste, n’a trouvé aucun écho au parlement. En se référant à l’importante immigration, aux problèmes de planification et aux règles de construction excessives, notre groupe a rejeté cette proposition à l’unanimité.
Interdiction des téléphones portables dans les écoles primaires fribourgeoises
Le Grand Conseil a décidé à la majorité des deux tiers de résoudre un phénomène social par une interdiction – alors que la législation existante le permet déjà. La conseillère d’État responsable a signalé ce point sans succès. L’interprétation différente des règles existantes, ou l’inaction des offices compétents, a conduit à ce renforcement. Notre groupe était divisé sur la question. Comme dans tout le parlement, les députés alémaniques étaient opposés à un durcissement. L’avis de la majorité romande a finalement prévalu.
Initiative cantonale sur l’introduction du féminicide dans le code pénal
Les crimes contre l’intégrité physique et la vie doivent être sévèrement punis, et la gravité de ces actes ne doit pas être minimisée – que les victimes soient des femmes ou des hommes. L’introduction du terme « féminicide » dans le code pénal créerait des différences selon le sexe et ouvrirait la porte à de nouvelles définitions. Il s’agit de politique symbolique, cela crée du travail pour les juristes et n’est pas efficace. Le problème majeur est régulièrement ignoré : les auteurs sont souvent des immigrés issus de cultures où les femmes ne bénéficient pas de la considération qui leur est due. Au lieu de traiter les symptômes, les bien-pensants du centre-gauche devraient s’attaquer aux causes.
Vitesse minimale de 50 km/h sur les routes cantonales est désormais la loi
Grâce à la motion de notre collègue UDC Jean-Daniel Chardonnens, nous pouvons conclure l’année sur un succès : sur les routes cantonales, la vitesse minimale est désormais de 50 km/h. L’instauration de 30 km/h n’est en principe plus autorisée. Ainsi, les communes conservent toujours un certain contrôle sur les situations locales.
Le groupe parlementaire souhaite un Noël paisible et un excellent départ pour une année 2026 riche en événements.

