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Motion pour la formation des personnes soignantes acceptée par le Conseil national

Que les personnes sans formation reconnue et qui travaillent auprès de personnes âgées et/ou handicapées puissent se former en cours d’emploi et que leurs compétences professionnelles soient justement rétribuées. Voilà ce que demande ma motion que le Conseil national a accepté ce mercredi 26 septembre 2018 contre l’avis du Conseil fédéral !

J’ai déposé cette motion en septembre 2016. Le Conseil fédéral y a répondu, expliquant qu’aujourd’hui, les conditions-cadres concernant la formation de ces personnes existent déjà… Mais le Conseil national a soutenu ma démarche et a voté ma motion par 137 voix contre 43 et 2 absentions. Il est donc juste que ces soignants/accompagnants aient la possibilité de se former et qu’ils soient justement rétribués. De plus, les personnes qui bénéficient de tels soins doivent aussi avoir la possibilité fiscale de déduire pareils coûts. L’acception de ma motion permettra de mettre de la clarté dans les salaires et dans les conditions de travail de ces «anges gardiens». Je m’en réjouis.

Ce qui concerne les personnes âgées et/ou handicapées n’a pas toujours la cote. Qu’est-ce que cela doit donc être pour les personnes qui prennent le temps de prendre soin de ces personnes âgées et/ou handicapées? Et pourtant, oui: voilà un sujet qui mérite quelques minutes de votre attention.

Le phénomène de société est aujourd’hui connu: notre population vieillit, et de plus en plus de personnes âgées, pour diverses raisons, choisissent de rester à domicile pour y vivre et pour y être soignées. Ce sont des situations personnelles parfois difficiles, mais qui, sur un tout autre plan, contribuent à diminuer les coûts généraux de la santé, puisqu’on évite ainsi des hospitalisations ou des placements dans des homes, dont les coûts sont très élevés, vous le savez. Mais le revers de cette médaille existe, et c’est là l’objet de ma motion: reconnaître le travail de ces soignants-accompagnants à domicile, leur assurer une formation professionnelle adéquate et veiller à leur juste rémunération.

Certes, il existe aujourd’hui des mesures concrètes, proposées notamment par la Croix-Rouge suisse. Certes aussi, la stratégie globale Santé 2020 du gouvernement, et plus particulièrement son « Plan d’action de soutien et de décharge en faveur des proches aidants », proposent quelques mesures. Mais force est de constater que la plupart des personnes travaillant en qualité de soignant-accompagnant sont des personnes étrangères, des personnes qui d’abord ne maîtrisent pas toujours les langues de notre pays, des personnes qui ensuite ne sont pas directement au bénéfice d’une formation adéquate. Elles travaillent le plus souvent armées de leur seule disponibilité, de leur envie de servir, de leur esprit de dévouement.

Si je pourrais me satisfaire des réponses du Conseil fédéral, notamment pour ce qui touche à la formation de ces soignants-accompagnants ou encore au soutien complémentaire apporté aux migrants souhaitant œuvrer comme tels, je dois constater l’absence de propositions concrètes de la part de notre gouvernement fédéral dans les domaines suivants: tout travail méritant salaire, il est juste que ces soignants-accompagnants soient rétribués selon des critères corrects et connus, d’une part, mais d’autre part aussi que les personnes qui bénéficient de tels soins aient la possibilité fiscale de déduire pareils coûts. Une clarté permettrait d’éviter que les personnes âgées et/ou handicapées ne soient obligées de rémunérer leur soignant-accompagnant (au noir), ce qui n’est pas dans l’intérêt général.

Clarté donc dans les salaires, dans les conditions de travail, voilà des éléments que le Conseil fédéral n’aborde pas et que l’acceptation de ma motion permettrait de traiter et de résoudre à satisfaction des parties. Les problèmes linguistiques ou de culture ne doivent pas être une barrière. Notre société a tout à y gagner, que ce soit les assureurs, les familles des patients, les patients eux-mêmes, les associations de communes également. C’est connu: les personnes qui peuvent rester à domicile coûtent moins cher. Au final, c’est le citoyen contribuable qui sera gagnant, c’est-à-dire toute la population.

Le soutien de tous horizons politiques que ma motion a reçu témoigne bien de la nécessité de veiller à ce que ces soignants-accompagnants soient non seulement bien formés, mais justement rémunérés et que les personnes âgées et/ou handicapées qui bénéficient de ces services ne soient pas, fiscalement, encore pénalisées.

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