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Directive UE sur les armes – Berne rate sa cible

A propos de la directive sur les armes, votée en référendum le 19 mai prochain, disons clairement que le Conseil fédéral qui la soutient ne convainc pas. Ses arguments ne tiennent pas la rampe. A quoi servirait-il en effet d’accepter une directive de l’UE, une de plus, pour se retrouver cadenassés par un mécanisme d’adaptation automatique du nouveau droit européen. Et contraints d’accepter toutes les modifications et mises à jour qui ne manqueront pas !

On voit bien à quel jeu travaillent les milieux favorables à cette ordonnance. C’est un jeu auquel la Suisse n’a rien à gagner. Nous disposons actuellement d’une loi totalement adaptée à nos traditions et à notre culture. Notre cadre légal fait déjà de notre pays l’un des plus sûrs au monde ! C’est ce qui est bien compris par 125’000 personnes de tous bords qui, dans toutes les régions du pays, ont signé cette demande de référendum. Ce résultat est l’un des plus nets obtenus au cours des dernières années. Les cantons ont tenté un tir de barrage réel. Berne les a contrés. Sur 26 cantons, 18 rejettent ce projet, six d’entre eux ne ménagent pas leurs critiques. Seuls deux (Vaud et Bâle-Ville) l’acceptent.

Les cantons ont dit tout le mal qu’ils pensaient de cette directive lors de la consultation : « Inutile et irréalisable ! » (Valais et Neuchâtel), « un coup dur au tir hors service » (Fribourg), « un projet impossible à comprendre pour la population » (Genève), « aucune utilité, aucun effet réel sur le terrorisme » (Jura). Et selon le Tessin, « le projet punit le citoyen qui possède une arme. » Berne ne les a pas entendus.

Tous craignent les charges administratives et la multitude de frais engendrés par ce projet. La conseillère d’Etat socialiste du canton de Thurgovie a calculé que si cette directive était acceptée, l’enregistrement et le marquage des magasins pour les armes semi-automatiques visées par cette directive exigeraient l’engagement à plein temps de deux employés pendant cinq ans !

Accepter cette ordonnance reviendrait à glisser son doigt dans un bien cruel engrenage. Il est évident que l’UE changera une fois encore sa directive. Tous les utilisateurs qui ne sont pas encore concernés par la version actuelle de ce règlement, chasseurs, tireurs sportifs actifs, finiront à coup sûr par l’être. Et lorsque certains souhaiteront transmettre leur patrimoine à des membres de leur famille, ce ne sera plus possible.

Regardons le visage de l’Europe. Son objectif non avoué est de désarmer les gens. Or cette directive ne changera rien à la pratique du terrorisme qui s’approvisionne en armes illégales sur le marché noir. On nous dit que cela posera des problèmes aux acteurs du tourisme et que les visas délivrés par Schengen ne seront plus valables en Suisse. C’est un faux problème ! La Suisse pourrait tranquillement de manière unilatérale reconnaître la validité de ces documents. Prenons l’exemple d’un groupe de touristes asiatiques qui se pose à Paris et souhaite traverser la Suisse. A la frontière, les visas Schengen seraient présentés à la douane qui les accepterait. Cela ne pose aucun problème.

Reste un point noir. Lors des négociations sur Schengen, l’UE avait promis à la Suisse que la ratification de l’accord n’entraînerait aucun durcissement. Or c’est l’inverse qui se produirait si nous acceptons cette directive. Reste un point de logique. Les trains tuent-ils les personnes qui se suicident ? Faut-il les supprimer ? N’importe quel objet peut devenir une arme. Le maillon faible, c’est l’homme et son tempérament qu’il faut parfois recadrer ou encadrer. Votons NON le 19 mai prochain à la directive de l’UE.

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