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NON à la recapitalisation de la société Bluefactory Fribourg SA à 25 millions

Pour un vrai parc technologique, non à ce Bluefactory. C’est avec ce slogan que les député-e-s référendaires vous recommandent de voter non à la votation cantonale le 13 juin prochain portant sur la recapitalisation de la société Bluefactory Fribourg-Freiburg SA.

Les raisons de cette opposition sont multiples. Cela étant, nous pouvons les résumer comme il suit :

  1. Préambule

Le site de Bluefactory se trouve sur le site de l’ancienne brasserie Cardinal fondée en 1788 et qui a pris son nom suite à « la création » du Cardinal fribourgeois Gaspard Mermillod en 1890. Suite à l’évolution du marché brassicole, une première annonce de fermeture de la brasserie Cardinal a eu lieu en 1996. Après un large mouvement populaire, Feldschlösschen a alors renoncé à fermer la brasserie Cardinal.

Cependant, cela n’aura été que pour une durée limitée puisqu’en octobre 2010, la fermeture définitive de Cardinal est annoncée. A ce moment, environ 75 employés travaillaient sur le site.

C’est ainsi que conjointement, en juin 2011, la Ville de Fribourg et le canton de Fribourg se sont portés acquéreurs du site.

  1. Pour en faire quoi ?

Le débat au Grand Conseil portant sur l’octroi d’un crédit d’engagement pour l’acquisition des immeubles du site Cardinal s’est déroulé le 9 juin 2011

Le rapporteur de la commission, le député Jacques Vial, rapportait l’intérêt qu’avait le canton à acquérir ce terrain dont « le prix d’achat négocié est très raisonnable ». Il était alors rappelé qu’une moins-value de 3.5 millions relative à la pollution éventuelle du site avait été prise en compte. Déjà à ce moment, le rapporteur relevait la problématique d’une acquisition à 50 % (l’autre 50 % acquis par la Ville) avec « un manque de leadership avéré ». De son côté, le commissaire du gouvernement, M. le Conseiller d’Etat Georges Godel relevait que « les 53’000 m2 doivent servir en premier lieu à la création de nouvelles places de travail, essentiellement à haute valeur ajoutée ».

Déjà à ce stade du projet, des députés s’étaient inquiétés des relations stratégiques avec la Ville de Fribourg par cette acquisition paritaire (notamment amendement du député Michel Losey). Face à ces inquiétudes, le commissaire du gouvernement avait répondu que « les surfaces seront utilisées essentiellement comme « surfaces stratégiques », c’est-à-dire un site présentant les meilleurs potentiels pour l’implantation de nouvelles entreprises et, pour le surplus, d’entreprises industrielles ou de services à forte valeur ajoutée ». Il rajoutait que « les activités commerciales ou à faible valeur ajoutée sont exclues ». Georges Godel continuait qu’ « à ce titre, la réalisation d’un parc technologiques avec une nouvelle approche innovante serait examinée en priorité ». C’est ainsi que le Grand Conseil donna son aval pour l’acquisition de ces terrains par 93 ouis et un non.

Le but de cette acquisition, comme démontré supra, était que la collectivité devienne maître de ces terrains idéalement placés pour développer un parc technologique visant à accueillir des entreprises à haute valeur ajoutée.

  1. Création de la société Bluefactory Fribourg-Freiburg SA

Le rapport du 22 mai 2013 intitulé « Rapport n° 60 du Conseil d’Etat au Grand Conseil sur la création de la société Bluefactory Fribourg-Freiburg SA en vue de l’installation d’un parc technologique sur l’ancien site du Cardinal, à Fribourg » informait le Grand Conseil de la création de la société Bluefactory Fribourg-Freiburg SA, laquelle serait détenue à 50 % par le canton de Fribourg et à 50 % par la Ville de Fribourg.

Ce rapport indiquait que pour le développement du site, « selon les premières visions communes entre le Conseil d’Etat et le Conseil communal, l’idée de la création d’un parc technologique a été retenue ». Ce parc technologique devait être « construit par l’Etat et [devait] permettre la création de 1’000 à 2’000 emplois ». Ainsi, et « afin d’optimiser la gouvernance et de garantir la transparence des sources de financement, les projets de plateformes (par exemple le Smart Living Lab ou le Swiss Integrative Center for Human Health [SICHH]) auront des structures distinctes de la société immobilière qui gèrera le parc Bluefactory SA ».

S’agissant des activités culturelles, il était mentionné que « l’intégration de projets artistiques ou socioculturels [était] envisagée, mais la priorité en termes d’échéance de réalisation [était] mise sur le parc technologique. En ce qui concerne les activités culturelles, seules les activités ponctuelles durant la période d’été [étaient] pour l’instant envisageables ».

Ce rapport mentionnait un début des travaux en 2014. S’agissant de l’aspect financier, le chiffre 7.2 du rapport mentionnait que Bluefactory Fribourg-Freiburg SA pouvait « financer les premiers projets de construction par des emprunts hypothécaires » et qu’il fallait « raisonnablement s’attendre à ce que la société enregistre des pertes d’exploitation durant les 3-4 premières années ». A contrario, la société devait être bénéficiaire dès 2018 d’après ce qui était annoncé. Enfin, le Conseil d’Etat soutenait qu’ « avec la capitalisation de départ que représentent les actifs en terrain, Bluefactory Fribourg-Freiburg SA est suffisamment capitalisée pour pouvoir financer ces pertes de démarrage par du crédit bancaire ».

Ce rapport avait été discuté le 19 juin 2013 par-devant le Grand Conseil. A nouveau lors de ce débat, les différentes visions sont apparues. Ainsi, la députée PS Andréa Wassmer rapportait que « En effet, à mon sens, si le projet se veut innovateur et avant-gardiste, il ne peut se diriger exclusivement vers le développement des technologies sans prendre en compte, dès sa conception, l’aspect socioculturel. Situé en ville, le site Bluefactory sera une opportunité unique pour Fribourg. Il devrait apporter à la ville un plus non seulement sur le plan économique, scientifique et technologiques, mais, surtout, il faudra qu’il apporte une valeur ajoutée à la ville, une valeur qui sera un mieux-vivre aux habitants de cette ville ». Elle ajoutait que « Il faudra que soient associés au projet, et cela dès la phase initiale, des responsables socioculturels, mais aussi des artistes, eux qui sont les spécialistes de la création et de l’innovation, pour ce qui touche aux aspects essentiels d’un lieu qui est destiné à une qualité de vie et à un bien-être »[2].

  1. Des promesses non tenues et une aide supplémentaire en 2016

Dans son message 2016-DEE-15 du 9 mai 2016, le Conseil d’Etat a requis du Grand Conseil « L’octroi d’une aide financière en faveur de la société Bluefactory Fribourg-Freiburg SA ». Cette aide était prévue en forme de prêt de 5 millions. Cette aide financière était demandée suite « à la difficulté à tenir le plan financier de 2014 ».

A l’appui de cette demande, ce nouveau business plan prévoyait des résultats d’exploitation bénéfiques à partir de 2020 déjà et une rentabilité complète de la société dès 2023. En effet, le message du Conseil d’Etat indiquait que « Selon le nouveau plan financier, le besoin de trésorerie cumulé entre les années 2015 et 2022 devrait atteindre environ CHF 8’499’000.- avant que la société ne devienne rentable par la hausse de ses recettes et la stabilité des charges d’exploitation ».

Les débats au Grand Conseil par rapport à cette aide financière complémentaire ont eu lieu le 14 juin 2016. Lors de ces débats, de nombreux députés ont été très critiques quant à l’incapacité du Conseil d’Etat à tenir le business plan initial. Ainsi, et à titre d’exemple, le député Didier Castella, aujourd’hui Conseiller d’Etat, relevait ce qui suit « le master plan initial concluait qu’un prêt de 1 millions de francs garantissait le fonctionnement futur de Bluefactory. Aujourd’hui, nous sommes appelés à voter pour augmenter ce montant non pas de 20 ou de 30 % mais bien d’une rallonge de 1’000 %, soit 10 fois plus que le crédit initial. Comment en est-on arrivés là ? Problèmes de gouvernance, manque de vision, sous-capitalisation évidente dès le départ, manque d’anticipation, retard, etc. La liste des griefs est longue. Le message n’évoque par ailleurs pas, de manière assez étonnante, les problèmes, alors qu’une auto-critique pertinente se serait avérée nécessaire. Nous allons voter un crédit sans connaître les conditions de prêt, ni les risques. Ce message contient en outre de nombreuses inexactitudes ou erreurs ».

Didier Castella concluait en indiquant que « le nouveau directeur, à qui nous souhaitons plein de succès, nous a assurés que le master plan serait revu de manière critique régulière et qu’un controlling sérieux serait mis en place, afin de faire preuve d’anticipation, anticipation qui a manqué jusqu’à ce jour ».

En réponse aux griefs de Didier Castella, le commissaire du gouvernement, le Conseiller d’Etat Beat Vonlanthen, répondait ce qui suit : « M. Castella, vous avez dit : « Maintenant, vous venez avec 1’000 % du crédit initial. ». J’aimerais quand même vous dire que nous avons proposé ou nous demandons de nous mettre à disposition un prêt remboursable, pas un crédit à fonds perdus. Ce premier million était à fonds perdus Il y a quand même une immense différence dans ce cadre ».

Finalement et malgré les nombreuses critiques, cette aide complémentaire de 10 millions, dont 5 millions à charge du canton sous forme de prêt, avait été acceptée par le Grand Conseil par 84 ouis, 17 nons et 1 abstention.

Ce prêt de 5 millions est maintenant converti dans le cadre de la recapitalisation de 25 millions sur laquelle le peuple est appelé à voter le 13 juin 2021.

  1. L’histoire se répète toujours…

Malgré les critiques énoncées supra et les mises en garde venant de toutes parts, la société Bluefactory Fribourg-Freiburg SA a continué dans sa stratégie erronée. Des moyens beaucoup trop importants ont été dépensés pour des activités non prévues initialement telles que des activités culturelles ou de « fonction d’animation de l’innovation ». Toutes ces prestations, appelées par la société Bluefactory Fribourg-Freiburg SA « prestations non rentables », font que la société Bluefactory Fribourg-Freiburg SA est devenue sous-capitalisée. Ainsi, les établissements bancaires ont refusé d’octroyer les emprunts hypothécaires envisagés pour développer le site Bluefactory, d’où la nécessité de recapitaliser la société Bluefactory Fribourg-Freiburg SA.

Pour 2021, ces « prestations non rentables » ont été les suivantes :

  • Culture : CHF 182’000.-
  • Patrimoine : CHF 50’000.-
  • Durabilité : CHF 78’000.-
  • Innovation : CHF 45’000.-
  • Smart Living Lab : CHF 95’000.-
  • Services publics : CHF 57’000.-
  • Total: CHF 507’000.-

D’après le message du Conseil d’Etat 2019-DE-25, ces prestations non rentables continueront toutes ces prochaines années et augmenteront même (CHF 620’000.- en 2022). A ces « prestations non rentables » s’ajoutent encore les « manque à gagner », à hauteur environ de CHF 200’000.- par année, comprenant par exemple la mise à disposition de salles de conférences (à qui ?) pour CHF 18’000.-.

Dans l’intervalle, la société Bluefactory Fribourg-Freiburg SA a entériné la « charte d’utilisation du site » qui oblige notamment à développer « des activités socioculturelles » coûteuses. Cette charte a ensuite été intégrée dans le règlement du plan d’affectation cantonal (PAC), instrument de planification mis à l’enquête et approuvé par la DAEC seulement en juillet 2018.

La demande de recapitalisation de la société Bluefactory Fribourg-Freiburg SA s’inscrit dans une troisième correction du business plan de la société. Après avoir assuré une rentabilité pour 2016 puis pour 2023, la rentabilité pour la société Bluefactory Fribourg-Freiburg SA n’est cette fois plus mentionnée dans le rapport du Conseil d’Etat où il est uniquement mentionné, s’agissant des perspectives financières que « il a été convenu entre les actionnaires et la société que serait établie, dans le sillage de la recapitalisation, une convention d’objectifs. Cette dernière définira en particulier des objectifs de rentabilité de la société pour ses activités de société immobilière ; rentabilité qui devra permettre de couvrir tout ou partie des activités et tâches non rémunératrices que doit assumer la société dans le cadre de sa mission, voire à terme de verser un dividende à ses actionnaires ». Autrement dit aux calendes grecques.

Dans ce même message, il est désormais mentionné que le quartier d’innovations occupera 2’500 personnes dans ce quartier qui deviendra « un quartier unique en opposition à un parc technologique ». La couleur est ainsi annoncée. L’idée initiale de créer un parc technologique porteur de richesse et de haute valeur ajoutée pour le canton de Fribourg est abandonnée.

  1. Problèmes de gouvernance

Comme l’a elle-même reconnu la société Bluefactory Fribourg-Freiburg SA, la gouvernance paritaire de deux actionnaires institutionnels qui détiennent chacun 50 % des actions est source de problèmes et les autres scénarios pour le développement du site, par exemple la vente partielle ou l’entrée en capital dans Bluefactory Fribourg-Freiburg SA d’investisseurs tiers, sont tenus à distance par cette gouvernance complexe et par des lourdeurs dues à la participation majoritaire (minoritaire bloquante) des acteurs institutionnels.

En outre, et afin d’avoir les moyens de ses ambitions, il y aurait lieu d’investir davantage sur ce site. Or, il ne revient pas au canton de subventionner une société anonyme qui profiterait à la ville via des futurs dividendes. Dans ce cadre-là, tout investissement doit par conséquent être paritaire et toute augmentation de capital aussi. Cependant, il y a lieu de constater que la Ville de Fribourg n’a pas les mêmes moyens que le canton de Fribourg et ne peut par conséquent pas suivre pour investir les montants nécessaires au bon développement du site.

  1. D’un développement inadéquat du site

On l’a vu plus haut, les différents business plans présentés n’ont pas pu être respectés. Cela a eu comme conséquence d’alourdir de manière importante les charges de Bluefactory Fribourg-Freiburg SA. Si initialement la mise en valeur du site devait s’opérer par des emprunts bancaires, il semble que les banques consultées ont refusé d’octroyer des emprunts bancaires dû à la situation financière de Bluefactory Fribourg-Freiburg SA. Cela est très inquiétant que les banques refusent de prêter à une société détenue paritairement par la Ville de Fribourg et le canton de Fribourg…

  1. Du type de constructions sur le site

D’après les informations transmises au Grand Conseil, les bâtiments à construire sur le site, en tout cas les premiers, seront essentiellement des locaux commerciaux. Or, et comme le reconnaissait la Ville de Fribourg dans une enquête publiée le 10.07.2018, il y a une importance vacance de surfaces administratives et commerciales et ainsi 15 % des vitrines sont vides en ville de Fribourg actuellement.

A contrario, et pour le développement du tissu économique du canton, les entreprises privées connaissent actuellement des difficultés afin de trouver des terrains pour s’implanter. En effet, depuis les dernières réformes sur l’aménagement du territoire, le terrain est le nerf de la guerre pour le développement d’une entreprise.

Les députés référendaires estiment qu’il y a mieux à faire sur ce terrain idéalement placé de 53’000 m2 pour accueillir des entreprises qui ont besoin de terrain pour s’agrandir ou s’implanter. Le choix fait d’y construire des locaux administratifs voire des logements d’utilité publique sous l’impulsion de la Ville de Fribourg est en inadéquation avec les besoins du marché.

S’agissant des locaux administratifs disponibles, il y a lieu de rappeler que le canton de Fribourg a racheté, au début de l’année 2021, les bâtiments sis à la route d’Englisberg à Granges-Paccot d’une surface de 12’900 m2 dont un tiers sont actuellement vacants et plus de 40 % loués par l’Etat. L’Etat de Fribourg dispose par conséquent d’ores et déjà de larges surfaces administratives dans l’agglomération fribourgeoise qui pourraient immédiatement être mises à disposition d’éventuelles entreprises.

  1. Des emplois sur le site

Le canton annonce aujourd’hui 340 personnes qui travailleraient sur le site. Cela ne correspond pas à des EPT. En outre, 80 emplois concernent uniquement le Smart Living Lab. Sur le solde de ces emplois, une grande partie sont des emplois subventionnés. De ce fait, le bilan en matière d’emplois créés est largement en-deçà des objectifs fixés entre 1’000 et 2’000 emplois en 2013 et même à 2’500 emplois en 2017.

S’agissant du développement d’un ancien site industriel, Bluefactory souffre de la comparaison avec le MIC à Marly. Sur ce site, pas moins de 72’000 m2 de surfaces à louer ont été créés, dont 7’000 m2 de laboratoires. Depuis son lancement, qui a eu lieu après le début du site de Bluefactory, 550 emplois ont été créés dans le cadre de 155 entreprises. Ce bilan est excellent, contrairement à celui de Bluefactory.

  1. Quels locataires à Bluefactory ?

Le bilan des « occupants » du site est contrasté. Si certaines entreprises ont de beaux résultats, un autre, le SICCH, est en perdition. Après s’être vue refuser une reconnaissance de la confédération permettant un important financement, au motif de lacunes dans son business plan, cette société anonyme, créée et détenue par l’Etat de Fribourg, via son Université, a procédé à un licenciement collectif au début de l’année 2021.

Enfin, les députés référendaires s’inquiètent également du développement du site. Des groupes prônant ouvertement la désobéissance civile et n’hésitant pas à commettre des infractions pénales pour faire valoir leur point de vue comme « Extinction Rebellion » semblent avoir pignon sur rue à Bluefactory Fribourg-Freiburg SA sans que ni le Conseil d’administration de la société Bluefactory Fribourg-Freiburg SA ni le Conseil d’Etat n’y retrouvent rien à redire. Cela est inquiétant et ne correspond pas au développement voulu de ce site en un parc technologique innovant.

  1. Conclusions

Pour toutes les raisons qui précèdent, les députés référendaires vous recommandent de voter non à la recapitalisation de la société Bluefactory Fribourg-Freiburg SA afin de forcer le canton et la commune de se remettre autour de la table dans le but de solutionner les problèmes de vision et de gouvernance du site permettant de repartir sur des bases saines.

Ces discussions devront immanquablement permettre la reprise du développement du site par l’un ou l’autre des acteurs institutionnels, nous espérons le canton de Fribourg. Dans le cadre de ces discussions, il y a lieu d’intégrer les autres enjeux de développement en ville de Fribourg, par exemple la future reprise du site de la caserne de la Poya ou encore du déménagement prévu de la prison centrale en basse-ville. Sur ce dernier site, situé à côté du port de Fribourg, un accent pourrait être mis sur un développement culturel et touristique sur un site qui s’y prêterait particulièrement bien.

Pour toutes ces raisons, nous vous recommandons de refuser la recapitalisation de la société Bluefactory Fribourg-Freiburg SA le 13 juin prochain.

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